Vu le compte rendu magistral de l'ami Niko

(qui joue merveilleusement du blues), il ne me reste plus grand chose à ajouter.
Comme lui je dirai: Allez faire un stage à Sauvetterre. Le cadre est superbe, l'ambiance on ne peut plus festive (La dernière fois avec Sciortino, ça c'est terminé par un boeuf dans son chalet le dimanche soir. Ça n'arrive pas tous les jours quand même!)
On y croise des gars aux CV impeccables, on y avale des assiettes d'aligot saucisse arrosé de rouge (j'aurais préféré du rosé mais bon, je ne voulais pas faire le difficile...)
Grossman? Il est à la fois intimidant de par sa légende et déconcertant de par sa bienveillance et son humilité. Paradoxalement, il arrive à vous mettre en confiance, ce qui pour moi n'était gagné d'avance ( Quand Grossman s'assoie en face de vous et vous demande de jouer, j'ai plutôt envie de me couper les dix doigts... )
Pour moi la meilleure partie du concert fut la première. Le spectacle d'Éric Antraygues et de Christain Laborde autour des chansons de Brassens était excellent, et quand on parle de Brassens, j'ai tendance à me montrer difficile...
Grossman a vraiment une patte de velours. J'ai adoré son morceau 'Tribute to Lonnie Johnson'. On peut y apprécier toutes les nuances dont il fait preuve (ah son vibrato sur les bends...)
Pour l'anecdote: Christian Laborde confia à Grossman qu'il était la raison pour laquelle il était devenu guitariste. Nous étions devant la salle de cours (un ancien four banal avec une cheminée...) et Grossman demanda à Christian de lui jouer un des morceaux de la veille. Christian était à la fois ému et intimidé: Les doigts tremblaient un peu sur la touche, tandis que Grossman se décillait la rétine, gourmand et admiratif de la prestation offerte. Visiblement l'admiration était mutuelle (je ne suis pas sûr que Christian en soi conscient).
Après le déjeuner, Christian passe la tête pour nous dire au revoir. Aussi sec Grossman l'invite à le rejoindre pour un Blues (en do). Fallait l'entendre gueuler le Grossman 'stop right there! What's that chord! how do you do that?. IL n'en croyait pas ses oreilles. Il confirma au dîner que le jeu de Christian l'avait ébloui par sa fluidité, son originalité.
Ce fut un grand moment de voir c'est deux là nourrir une admiration mutuelle, et l'écart de tout égo et autre prurit du nombril. Un vrai conte pour des doigts de fées.
Je serai également au stage de Giroux en Septembre (avec le pote Niko

). Je vous conseille de venir nous rejoindre... Deux week-ends de loupés, ça devrait vous suffire non?
A+
Laurent.